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La femme fantôme est le poignant soliloque d’une jeune journaliste africaine qui demande l’asile politique en Angleterre.
Elle nous raconte les sarcasmes, le cynisme, l’attitude dégradante des fonctionnaires de l’immigration qui refusent de croire que sa famille a été massacrée en représailles à ses articles critiquant le régime de son pays.
De centre de détention en lieu d’accueil, elle subit la longue série des tracasseries, brimades, vexations, humiliations, cruautés et perversités en tout genre, inhérentes à son statut.
Pour les autorités, elle n’a pas de nom, elle n’est qu’un numéro, une personne anonyme, une « femme fantôme ». Elle s’adresse à nous dans une langue puissante dénuée de tout sentimentalisme, chargée d’images et d’évocations. (Par ailleurs, elle incarne une foule d’autres personnages censés défiler sous ses yeux : vigiles, flics, médecins et infirmières, gens de loi, travailleurs sociaux, et compagnons de misère).
Autant d’histoires vraies, qui sont vécues chaque jour encore dans notre monde, où des gens désespérés viennent du Sud au péril de leur vie, à la recherche de la sécurité, d’un refuge, d’un « asile ».
Kay Adshead est une jeune actrice, metteur en scène, poète et dramaturge anglaise, déjà récompensée plusieurs fois. The Bogus Woman a été créé en anglais à Edimbourg et à Londres, et diffusée sur la BBC.
« Le texte de Kay Adshead d’une colère dépouillée saigne d’humanité… les mots dans ses mains sont de véritables balles » The Independent.
« Une accusation dévastatrice de la cruauté institutionnalisée » The Herald.
« Une pièce qui devrait être jouée dans chaque pays où arrivent des demandeurs d’asile » Theatre Record
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De Kay Adshead
Mise en scène de Michael Batz
Assisté de Valérie Suner
Avec Carole Karemera
et la musicienne Manou Gallo
Traduction française Séverine Magois
Lansman Editeur
La pièce a été créé au Traverse Theatre à Edimbourgh en 2000 et au Bush Theatre à Londres en 2001.
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