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Margate. Côte anglaise. Cette station balnéaire – qui a connu son heure de gloire auprès de l’aristocratie anglaise et des touristes continentaux – est prise d’assaut par les candidats réfugiés politiques. Albanais et Kosovars notamment qui, fuyant leur pays, débarquent au port.

Entre la population locale et les nouveaux arrivants que la guerre a mis sur le chemin de l’exil, c’est le choc… Margate, peu préparée à cet afflux massif de réfugiés, est mis à feu et à sang: violence urbaine, affrontements entre bandes rivales, actes de racisme…
Hannah n’est pas différente de la jeunesse locale. Elle a 16 ans et est une sympathisante du front national local comme la majorité de la population. Son rêve ? Devenir riche. Margate? Un dépotoir qu’elle veut absolument quitter pour devenir star.

Puis il y a Hanna, réfugiée kosovare rêvant de devenir pharmacienne. Pour elle, Margate c’est le paradis, elle y a moins peur, et au moins, on y mange à sa faim.
C’est par hasard qu’elles se rencontrent – le frère de la seconde s'est fait salement tabasser sur la plage par le frère de la première -. C’est le karaoké, la pop, le disco et Britney Spears qui les rapprochent. Ensemble, elles grandissent, se nourrissant de l’espérance et de la culture de l’autre dans un voyage qui les mènera de Margate à Pristina.

Hannah & Hanna est un conte de notre temps, honnête, musical, sans parti pris ni misérabilisme.
Hannah & Hanna nous fait penser au cinéma à Muriel’s Wedding de James Berardinelli pour ce qui est de la musique omniprésente et de l’espoir qu’il trimbale, à la Fureur de Vivre de Nicholas Ray parce que Hannah & Hanna ont la tendresse d’une Nathalie Wood qu’elles opposent à la rage et violence de leurs pairs. Au théâtre, l’œuvre de John Retallack
n’est probablement pas éloignée de celle d’un Berkoff pour la phraséologie et, plus proche de nous, des Videurs de John Godber pour les procédés stylistiques utilisés dans la mise en scène.

A la création, il y a peu, d’Hannah & Hanna à Londres par John Retallack lui-même, la presse britannique s’est régalée : “A la fin du spectacle, j’avais une boule dans la gorge de la taille d’une pastèque.” (The Independant). “Un conte doux et mémorable.” (Patrick Marmion dans Evening Standard). “C’est un drame simple mais touchant, conçu pour les jeunes, mais contenant un tel punch émotionnel qu’il touchera également un public plus mûr. Vous rirez, vous pleurerez, vous voudrez aller repêcher vos vieux disques d’Abba” (Ian Johns dans The Times)

Subtile autant qu ’efficace, la mise en scène le rend accessible au public particulièrement hétéroclite qui, au Poche, a répondu présent.(La Libre).

Or sur la scène du théâtre de Poche, c ’est un torrent de vie et de rire qui vous empoigne et vous bouleverse,
au travers d ’une interprétation époustouflante.

( Le Vif l ’express).

 
 

HANNAH & HANNA

 

[PRESSE]

De John Retallack
Mise en scène de l’auteur
Avec Hassiba Halabi et Marilyn Beugnies

 

 


 
 
 

Le Théâtre de Poche 1a Chemin du gymnase 1000 Bruxelles (Bois de la Cambre)
Administration: 02/647 27 26 - info@poche.be | Réservations: 02/649 17 27 ou reservation@poche.be