Prenant la suite d’un Coluche ou d’un Desproges, Dieudonné s’interroge sur la place de l’humour dans notre société. Politiquement incorrect, l’humoriste revendique son droit à tester nos limites morales, notre bonne conscience, nos conventions.
C’est avec le malin plaisir de faire désordre, de mettre les pieds dans le plat qu’il déjoue les idées arrêtées pour défendre une vision du monde fondamentalement anti-communautariste.
Il y a un an, la carrière de Dieudonné était remise en question. Lynché, interdit, boycotté, jugé, l’humoriste semblait incarner à lui tout seul l’axe du mal : « J’ai été identifié comme la branche humoriste d’Al Qaida. Maintenant, il faut que je montre patte … blanche ! ».
Quelques mois plus tard, Dieudonné rebondit et s’explique sur scène : « Quand le doute s’installe, la dérision s’impose. Je vous invite à venir rire avec moi sans aucune limite ».