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“Merde enfer de Dieu où le ciel s ’est barré ?”

La Chambre Noire ne pose rien de moins que la question de notre humanité
aujourd ’hui.


Ce texte poignant nous amène à mesurer les limites de notre société à l’aune de ses propres fissures par le biais du regard hagard d ’un homme exclu.

Au départ du projet de ce texte : une anecdote rapportée par l ’épouse de l ’auteur.
Un homme, à la rue depuis de nombreuses années,
s ’était vu proposer l ’aide d ’une assistante sociale ; une aide fort personnalisée, puisque celle-ci était allée jusqu ’à lui proposer une chambre dans sa propre maison. Au lendemain de la première nuit, l ’assistante sociale retrouva l ’homme au pied du lit, prostré. A son arrivée, l ’homme la regarda avec un étonnement mêlé de crainte et lui demanda : «Alors ça y est ? Je suis mort ?».
L ’homme s ’était réveillé dans la nuit et, se découvrant enfermé entre quatre murs, s ’était convaincu qu ’il était mort.

Olivier Coyette, dans une mise en scène dépouillée, suggère le double enfermement du personnage non seulement piégé dans une chambre fermée à clé mais surtout victime de son propre enfermement psychologique, affectif, social.

A travers ce texte j ’ai cherché à poser la question de la mise à mort sociale, du
vécu de cette mort. Et du fait que, bien souvent, l ’aide sociale ou individuelle, confirme cette mort, donnant, en fait, le coup de grâce ; la «renaissance » proposée, en effet, n ’est jamais qu ’une renaissance aux conventions sociales, à l ’ordre dominant et à l ’ensemble de ses représentations.



François Clarinval

 
 

LA CHAMBRE NOIRE

D u 21/09 au 8/10/2004


[PRESSE]

De François Clarinval
Mise en scène Olivier Coyette
Avec François Frapier

En partenariat avec le CPAS de Bruxelles et le Centre d'Action Sociale d'urgence

 

 

 

 
 
 

Le Théâtre de Poche 1a Chemin du gymnase 1000 Bruxelles (Bois de la Cambre)
Administration: 02/647 27 26 - info@poche.be | Réservations: 02/649 17 27 ou reservation@poche.be