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Le vieux Multscher s’est endormi au volant de sa voiture et a écrasé Ringo. Depuis, Ringo est en fauteuil roulant et ne quitte plus son appartement.Betsi s’occupe de lui mais Betsi doit s’occuper aussi de sa sœur Friderike, enceinte, suicidaire, battue pour la énième fois par son mari Petrik. Ringo est exclusif et jaloux tandis que Petrik arrive, la bouche pleine de douteuses offres de réconciliation. Et tiens, Multscher est là également, qui vit mal sa culpabilité.
Ça n’a pas l’air jojo comme ça mais on rit ou on s’émeut avec chacun de ces personnages car il y a chez eux une véritable envie de (sur)vie. Un instinct qui les pousse à ne pas se quitter, les malades ayant autant besoin des valides que les valides des malades.
Un spectacle où revient, comme dans l’ensemble de l’œuvre de von Mayenburg, cette question obsessionnelle : qu’est-ce qui est encore vivant et qu’est-ce qui est déjà mort en nous ?
Parasieten, que nous vous proposons en français, est une création du Bottelarij, le Théâtre Royal Flamand de Bruxelles (KVS), qui accueillera d’autre part 5 représentations en flamand de notre Une Histoire vrai de Howard Neal avec André Baeyens.
On est bien entendu fiers de ce partenariat – le premier d’une série – qui explosera ce mur de défiance existant entre nos deux communautés. “Il nous a toujours paru étrange, “surréaliste” comme on dit chez nous, qu’il soit plus aisé d’inviter en Wallonie ou à Bruxelles un écrivain polonais,vietnamien ou finlandais plutôt qu’un auteur flamand et ce, faute d’accord culturel entre nos deux communautés.” (Jean-Luc Outers in “Le Carnet et les Instants” n° 123, mai 2002).
Nous suivre au Bottelarij, assister à Parasieten au Poche, boire ensemble un maitrank ou une Corsendonk – c’est selon –, c’est poser un indispensable geste d’ouverture. En plus c’est que du plaisir… l’ensemble de la presse flamande a littéralement encensé la mise en scène de Raven Ruëll : “Une tranche de vie faite de violence et de poésie qui continue à nous questionner même après que les feux de la rampe se soient éteints.” (De Morgen). “C’est la réalité quotidienne, même si ça dérange, vous devez bien l’admettre, c’est la réalité quotidienne.”
(Radio 1). “La première mise en scène de Ruëll est d’emblée un coup au but. Ses personnages vivent des rapport extrêmement complexes : les victimes sont des garces manipulatrices et les coupables repentants retombent dans leurs pêchés(…) les scènes sont fortes et racontent chacune toute une histoire.” (De Standaard).

 

 

 
 

PARASIETEN

De Marius von Mayenburg

Mise en scène Raven Ruëll
Avec Chris Thys,
Geert van Rampelberg,
Koen De Graeve, Céline Broeckaert,
Nico Sturm

Du 12 au 16 novembre 2002
 

 
 
 

Le Théâtre de Poche 1a Chemin du gymnase 1000 Bruxelles (Bois de la Cambre)
Administration: 02/647 27 26 - info@poche.be | Réservations: 02/649 17 27 ou reservation@poche.be