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La guerre fait rage. L’Europe est divisée. Dans les foyers, un peu partout, des débats houleux se déchaînent sur les bienfaits et les méfaits de la guerre. Dommage collatéral est l’un de ces débats.

Daniel et Léonie s’apprêtent à recevoir leurs amis pour fêter les 50 ans de Daniel. Entre deux commentaires sur le placement de leurs invités à table et la cuisson des asperges, la discussion sur l’actualité s’engage.
La discussion s’envenime, s’enflamme … les amants resurgissent du passé, la sauce brûle, le dommage collatéral n’est pas loin.


Léonie : (…) la guerre coûte des milliards, et après, qui va payer pour reconstruire les ponts ?
Daniel : Pas moi. Je ne vais pas aller construire des ponts pour ce salopard.
Léonie : Tu ne punis pas un peuple entier à cause de ce qu’a fait son gouvernement.
Daniel : Sentimentalisme.
Léonie : Sentimentalisme ? Comme les sanctions en Iraq – résultat : un demi million d’enfants morts. Et tu penses que Saddam a ressenti la punition ? Dans ses palais à l’air conditionné. Les Américains continuent à bombarder et tout le monde s’en fout.
Daniel : C’est un monde nouveau aujourd’hui, les règles sont différentes.
Léonie : Oui, elles le sont. Tout ce que les Américains disent, c’est ok.
Daniel : Tu me rends malade avec ton anti-américanisme. Il suffit que les Américains s’impliquent pour que tu sois contre. Trop de coriandre dans la sauce.


Dommage Collatéral : un spectacle de dernière minute, pourquoi ?
Parce que Dommage Collatéral est un texte urgent
qui nous fait voir un aspect de la guerre que la télé ne
nous montre pas. Quand la télévision ignore notre réalité, le théâtre peut la restituer. Ces derniers mois l’ensemble des médias nous ont inondé d’images illustrant les effets dévastateurs de la guerre là même où elle se déroule. Mais ce qu’ils ne montrent jamais, c’est l’impact de cette guerre au fond de chacun de nous, spectateurs impuissants…
Nos polémiques, nos doutes, nos clichés, nos affrontements, nos coups de gueule intimes qu’ils soient dérisoires ou dramatiques sont aussi des dommages collatéraux de la guerre.
Un spectacle miroir qui NOUS met en scène. Urgent, percutant, drôle. Si vous croyez aux vertus de l’autodérision et de l’autocritique, foncez au Poche fin juin.

 

 

 

DOMMAGE COLLATERAL
Du 21 juin au 5 juillet 2003

[PRESSE]
 

De Tariq Ali, Howard Brenton,
Andy de la Tour
Mise en scène Michel Bernard

Avec Isabelle Paternotte & John Dobrynine

 
 
 

Le Théâtre de Poche 1a Chemin du gymnase 1000 Bruxelles (Bois de la Cambre)
Administration: 02/647 27 26 - info@poche.be | Réservations: 02/649 17 27 ou reservation@poche.be