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Une Tragi-Comédie basée sur des faits authentiques
Palestine 1944, sous l'œil détaché voire cynique du haut commissaire britannique, la communauté juive orthodoxe de Jérusalem représentée par ses chefs religieux tente par tous les moyens d'enrayer le projet sioniste de création d'un état juif en Palestine qui accueillerait notamment les victimes de l'holocauste.
Tuvia Tenenbom, directeur du Jewish Theater of New York, théâtralise magistralement cette page tragique de l'histoire de la Palestine pré-israëlienne, nous faisant basculer sans cesse de la comédie - notamment quand il met en scène les mœurs et la vie sexuelle de certains ultra-orthodoxes - à la grande tragédie shakespearienne avec ses complots, trahisons, luttes de pouvoir et autres meurtres.
Un spectacle à voir par tous, Juifs et non-Juifs. Un spectacle pour faire table rase de toutes ces "différences" que des esprits malades ont tenté et tentent encore de faire valoir pour dresser les Hommes les uns contre les autres.
"Le metteur en scène, Tuvia Tenenbom, réputé pour son approche provocatrice des thèmes juifs, a écrit sa pièce à partir de témoignages écrits et oraux de personnages proches de de Haan. Il nous montre une facette de ce Rabbin que les très rares passages historiques qui le concernent passent sous silence : sa complaisance affectueuse pour les jeunes Arabes. En Israël, certaines rumeurs laissent entendre qu’il était espion arabe, mais il nous est présenté ici comme un gardien de l’ordre religieux que son homosexualité incite à lancer des défis angoissés à Dieu.
Si notre héros est sympathique, tout comme le haut commissaire britannique, les Sionistes, y compris les fondateurs d’Israël, sont décrits comme des personnages sinistres. Menaçants, maîtres-chanteurs, ils n’hésitent pas à commettre des meurtres pour obtenir ce qu’ils veulent ou à négocier avec Adolf Eichmann le retour de 1.600 Juifs de Hongrie en Palestine, contre leur silence sur la déportation d’un million de Juifs à Auschwitz-Birkenau.
Le meutre du rabbin, dans son authenticité, est l’épisode le plus dramatique du spectacle. La mise en scène de Tuvia Tenenbom est subtile et énergique, et les acteurs nous rendent irrésistiblement témoins de cette déconcertante tragédie. Il est poignant de voir ces innocents broyés par la machine de l’histoire."
The New York Times
New York, lundi 27 octobre 1997
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LE PERE DES ANGES
De Tuvia Tenenbom,
directeur du Théâtre Juif de
New-York
Texte français Séverine Magois
Mise en scène de l'auteur
Avec Patrick Messe, Didier Colfs, John Dobrynine, Georges Lini, Pierre Plume, Brahim Wabbach, Isabelle Wéry
Décor Olivier Wiame
Lumières Xavier Lauwers
Décor sonore Marc Doutrepont
Chants Israël Singer
Costumes Natacha Belova
Maquillages Zaza
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