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C’est Noël à Bruxelles, les balayeurs ont mis leurs écharpes et leurs gilets fluo, avec leurs balais on dirait des robots. C’est Noël à Bruxelles, les bourgeois du Sablon sont descendus faire leurs provisions avec des MoonBoots en-dessous de leurs visons.
C’est Noël à Bruxelles, à la clinique Edith Cavell Mohammed fume des clopes devant la machine à café. Sa femme est enceinte et devrait accoucher. C’est Noël à Bruxelles, les jeunes font la fête dans les boîtes surchauffées et les vieux prient dans l’église allumée.
C’est Noël à Bruxelles mais Momo pète les plombs, tout l’énerve, tout le monde le fait chier : sa femme, son bébé, son patron, son frère qui se drogue et sa mère qui le couve, son tram est bourré et le vent est glacé. Je crois qu’à Noël Momo faut pas trop le faire chier.
(Henri Liebman)
Pour les fêtes de fin d'année, le Théâtre de Poche vous offre une ribambelle de contes : Le Sapin en plastique de René Bizac, Le Pigeon de Layla Nabulsi, l'aptonomie du Bout des Doigts de Muriel Denis, Noël à Cavell et Noël en short de Henri Liebman. Cinq contes urbains au travers desquels quatre jeunes auteurs belges ont choisi de s'exprimer. Leur envie : créer une galerie de personnages bruxellois, tous très citadins, et vous l'offrir pour des fêtes de fin d'année drôle, trash, cinglante, émouvante, bizarre.
Des contes où chaque spectateur pourra reconnaître les trottoirs, les dortoirs, les mouroirs, les halls de gare de son quartier, de sa ville… Proche des yeux, proche du cœur…
A cette occasion, le Poche ouvrira son premier espace café-théâtre : très intime, lumières chaudes, tables rondes en bois propices aux rencontres, bougies douces dégoulinantes de cire, encens et tout le bazar... les Contes urbains du Poche : un nouveau lieu pour une belle histoire.
(...) Elle avait un cul d’enfer
tous les matins elle déjeunait à poil
les jambes écartées
elle plantait son pain dans le bol de café
l’air de rien
l’air de n’avoir rien à foutre de rien
et moi j’aimais bien ça
et puis aussi elle me faisait des scènes
pour des trucs débiles du genre “on voit plus personne on devrait inviter des gens faire des rencontres... Et si on s’inscrivait dans un club ils font des soirées y aurait sûrement des gens intéressants”
et puis elle prenait le “Vlan”
elle notait des numéros(...)
(René Bizac, Le Sapin en plastique)
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LES CONTES URBAINS
de René Bizac, Layla Nabulsi,
Muriel Denis, Henri Liebman
Mise en scène
Isabelle Gyselinx assistée de Stéphane Moureaux
Avec Jaoued Deggouj, John Dobrynine, Isabelle Dumont, Riton Liebman, Anne-Cécile Van Dalem
Décor Olivier Wiame
Eclairage Xavier Lauwers
Son Marc DoutreponT
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