STABAT MATER
Du 3 au 21 mai 2011
à 20h30
Durée du spectacle: 1h10
Une tragi-comédie sacrément profane !
Défenseurs de la morale collective et individuelle, grenouilles de bénitier, genoux croisés et autres bien-pensants, ce spectacle n’est pas pour vous… Par contre, si vous vous sentez de l’empathie pour les vierges alcooliques et filles-mères, courez au Théâtre de Poche vous délecter de l’interprétation magnifique du personnage de Marie par Jean-Marie Pétiniot !
Marie, femme marginale, ex-prostituée, vit de petits trafics. Elle attend Jean le père de Jésus, qui l’a larguée quand elle était enceinte lui préférant «ce gros tonneau de femme qui pue comme une roue de gorgonzola». Et Jésus a disparu alors Marie nous conte la recherche de son fils bien-aimé, un fils qu’elle a élevé seule, son «sacré beau Jésus de fils qui est allé se foutre dans la merde de la politique avec sa bande et sa Madeleine, cette petite pute de HLM ». Il a été arrêté et mis au secret pour activité terroriste… Elle court à sa recherche, de commissariat en commissariat, éructant sa souffrance, son angoisse, sa frayeur. C’est tout le désarroi d’une mère réduite à l’impuissance qui nous éclate au visage.
Une vraie langue de vérité, des expressions qui vous figent sur votre siège et qu’on voudrait retenir pour les resservir tant elles sont honnêtes ! M. Silber
Le personnage de Marie incarne le courage et l’insoumission d’une femme qui apostrophe les pouvoirs publics avec une verve qui nous laisse pantois. C’est l’épreuve de la vie et le courage de vivre quand on est pauvre qui nous sont restitués ici. France Inter

Antonio Tarantino
Photos
Crédit photo: Alice Piemme
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Illustrations d'Olivier Wiame







