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Un appartement social. Le soir. Dans la cuisine, Mike. Dans le
salon, assise, sa fille avec qui il vit seul depuis la mort de sa
femme. Il lui apporte une tasse de thé; elle refuse de boire,
de bouger, de parler.
C’est le premier conflit: que peut le père, ordonnant et suppliant, aux portes de la «prison» dans laquelle s’est enfermée sa fille?
«Une tasse de thé et le monde s’écroule» :
pour une tasse de thé, la vie de Mike bascule dans la tragédie. Il ne cessera d’expier,
et d’une prison l’autre – prison matérielle, morale, psychologique, sociale- de fuir devant
sa destinée. Mais de quoi est-il vraiment responsable? Bond met en scène, avec la
distance de son humour impitoyable, les rapports entre les hommes dans une société qui ne pardonne rien. Une fois encore, il met à nu la violence que, dans notre «prison» quotidienne, nous exerçons d’abord contre nous-mêmes. Devrons-nous toujours
nous «punir d’être vivants» ?
Edward Bond, né en 1934, se verra propulser sur le devant de la scène théâtrale avec
le scandale lié à sa pièce «Sauvés» (1965). Depuis il est considéré comme l’un des
plus grands auteurs contemporains qui n’a de cesse d’inviter le spectateur à stimuler
son imagination, seul lieu possible de la liberté.
Co-réalisation: Théâtre de Poche, La Fabrique de Théâtre (Hainaut)
et XK Theater Group
Tous droits réservés à l’Arche éditeur
Avec l’aide du Centre des Arts scéniques,du Ministère de la Communauté
française (service théâtre), du CGRI et de Théâtre et publics

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Du 26 septembre
au 14 octobre 2006
à 20h30
Durée: 3h
[PRESSE]
D’Edward Bond
Traduction Pierre Alféri
(revue par Georges Bas)
Mise en scène : René Georges
assisté de Grazia Di Vincenzo
et de Salifou Kientega
Avec : Edwige Baily, Ansou Diedhiou,
Stéphane Fenocchi, Salifou Kientenga, Lazare Gousseau,
Francesco Italiano, Patrick Lerch, Gaël
Maleux, Isabelle Urbain, Anne Yernaux
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