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Premières Rencontres 2005
Belgique – Tchétchénie
Parce qu’une idée qui ne se régénère pas, dégénère !
Depuis 1993, les Premières Rencontres font l’évènement de la rentrée du Théâtre de Poche. Pour rappel, le festival Premières Rencontres rassemble chaque année les lauréats des écoles francophones de théâtre (INSAS, IAD, Conservatoires de Mons, Liège et Bruxelles). C’est une passerelle pour ces jeunes comédiens qui y font, au sortir de l’école, la rencontre des professionnels du théâtre, de la télévision, du cinéma, des médias et du public.
C’est aussi l’occasion pour eux de faire leurs premiers pas sur une scène professionnelle mais surtout l’occasion d’échanges tant artistiques qu’humains.
Cette année, en marge d’Europalia Russie, le Théâtre de Poche a proposé à quelques artistes tchétchènes réfugiés en Belgique de se joindre aux jeunes comédiens belges pour créer ensemble, sous la houlette de trois jeunes metteurs en scène, Jean-Michel d’Hoop, Jean-François Noville et Magali Pinglaut, un spectacle-témoignage sur les violations massives des droits de l’Homme perpétrées par le pouvoir et l’armée russes en Tchétchénie occupée. De très beaux textes, de la musique, de la danse, des chants, pour pointer du doigt une sale guerre qui, à force de mutisme, pourrait ne jamais avoir eu lieu.
Pour dire qu’à l’heure actuelle, Grozny est une ville de décombres, que la Tchétchénie est le théâtre d’une guerre faite de contrebandes, de zatchistka (nettoyage), que les rafles et la mort y sont plus quotidiennes que les légumes sur le marché, que le rançonnage des vivants aussi bien que des morts se pratique de manière courante, que les ONG internationales ne sont plus sur place, pas plus que les observateurs étrangers ou les médias. Qu’il ne reste rien. Sinon le silence d’une Europe qui ruse malicieusement avec l’importance stratégique de la Russie.
Un silence que nos Premières Rencontres entendent bien briser !
Parce que la Tchétchénie, tout le monde s’en fout !
On raconte que Prométhée y fut enchaîné, que ce fut la patrie des Amazones. On dit qu’il y existe une indépendance éprouvée depuis plusieurs siècles, que les Russes et les Tchétchènes ne font pas bon ménage (« le seul bon tchétchène est un tchétchène mort » dixit le Général Yermolov en 1812), il est exact que Staline en 1944 déporta toute la population de Tchétchénie vers l’Asie centrale et la Sibérie. Qu’il fallut attendre 1957, sous l’ère de Khrouchtchev, pour que la population revienne, qu’à l’heure où l’empire russe se décline sur le thème de la « chute » (époque Gorbatchev) - la Tchétchénie revendique son indépendance, que Boris Eltsine entra lentement mais sûrement en guerre avec cette velléité indépendantiste, et qu’en fin de mandat, il présentera son dauphin Poutine en ces termes : « Vladimir Poutine est la solution finale au problème tchétchène », à quoi l’intronisé répondit aussi sec : « On exterminera ces terroristes jusqu’au dernier et au besoin, s’il en reste un, on le butera jusque dans les chiottes ». Fort d’un 11 septembre venu bien à propos, le nouveau président s’empresse de définir la Tchétchénie comme un repaire de terroristes auprès d’une Communauté Internationale plus complaisante que jamais face à l’entreprise de destruction de tout un peuple.
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PREMIERES RECONTRES 2005

Du 5 au 17 septembre 2005
[PRESSE]
Mise en Scène :
Jean-Michel d’Hoop,
Jean-François Noville
& Magali Pinglaut
Direction musicale :
Baudouin de Jaer
Chœurs :
Isabelle Fontaine
Scénographie :
Olivier Wiame
Assistante :
Aline Botteman
Le 10 septembre à 15h « Débutez ! » après-midi organisée par le Centre des Arts Scéniques |
Le 17 septembre, une après-midi contradictoire consacrée à la Tchétchénie, avec Andreï Babitski, Céline Francis, Mylène Sauloy, Aude Merlin... La rencontre sera animée par Françoise Nice.
+ SOIREE DE CLOTURE!!! |
Avec l’aide du Centre des Arts Scéniques, de la Ville de Bruxelles (Bruno de Lille), du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Cocof, des Brasseries Georges
En partenariat avec le Groupe Tchétchénie, avec l’aide de Mylène Sauloy
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