Congo
2008/2009
Le Théâtre de Poche parraine le Théatre des Amazoulous à Kisangani...
Dès les années 90, les conflits armés dans l’Est de la RDC et l’insécurité généralisée ont provoqué le départ des rares opérateurs culturels nationaux et internationaux susceptibles de soutenir et encourager la création artistique dans cette région.
Quelques troupes locales ont réussi néanmoins, avec des moyens dérisoires, à continuer de créer des spectacles – de sensibilisation le plus souvent – et à les diffuser.
Dans ce contexte de guerre latente, certaines troupes du Kivu, de la Province orientale et d’ailleurs ont emboîté le pas du Théâtre de Poche pour pratiquer ensemble et tous azimuts un théâtre d’intervention (Tous en scène pour la Paix, campagne de sensibilisation à la démobilisation et à la réinsertion des enfants soldats en RDC, et Un enfant c’est pas sorcier, campagne théâtrale de sensibilisation à la maltraitance des enfants accusés de sorcellerie en RDC).
Parmi elles, dans la capitale de la Province orientale, le Théâtre des Amazoulous/Groupe Taccems asbl, qui propose aujourd’hui la création d’un espace culturel polyvalent à Kisangani : l’Espace Ngoma, susceptible d’accueillir et de promouvoir la création artistique et sa diffusion sous toutes ses formes. Le Poche a fait le choix de parrainer officiellement ce projet en l’inscrivant dans le long terme.
En juin dernier, 3 représentants de l’équipe artistique du Poche ont mené une mission à Kisangani dont l’objectif était l’aménagement scénique de l’Espace culturel Ngoma à Kisangani et la poursuite d’ateliers de travail en scénographie et éclairages.
D’ici quelques mois, nous serons à nouveau sur place avec L’Ile de Athol Fugard: un spectacle mettant en scène deux prisonniers d’opinion répétant l’Antigone de Sophocle dans leur cellule. L’un des comédiens sera Congolais l’autre Rwandais. Pour ouvrir le débat et atténuer quelque peu certaines velléités politiques primaires de dresser l’un contre l’autre ces deux pays au sein desquels nous autres Belges avons accumulé par le passé un pan d’histoire et ... de patrimoine non négligeables.
Blog du groupe Taccems
Interview de Roland Mahauden sur congoforum.be
2006-2007: UN ENFANT C'EST PAS SORCIER !
Une sentence qui, si elle ne signifie pas grand-chose pour nous autres Belges, prend malheureusement tout son sens en République Démocratique du Congo où les ravages causés par les guerres, le SIDA et autres maladies, laissent chaque jour quantité d’enfants dans le statut d’orphelins. Des bouches à nourrir auxquelles bien souvent la misère ferme la porte d’éventuelles familles élargies. Des orphelins qui sont alors déclarés «sorciers», rendus responsables de tous les maux et malheurs, battus, torturés, rejetés à la rue, quand ils ne sont pas simplement tués.
Ils ont entre 4 et 18 ans. De pseudo pasteurs et autres dirigeants de ces églises dites «de réveil» qui pullulent en RDC profitent de ces croyances pour vendre leurs «désenvoûtements» quand ils ne se posent pas directement en accusateurs et bourreaux de ces enfants.
Notre précédente campagne théâtrale de sensibilisaiton à la démobilisation et à la réinsertion des enfants soldats en R.D.C., TOUS EN SCENE POUR LA PAIX,
(de décembre 2003 à janvier 2006), nous a permis de prendre la mesure de l’impact du message théâtral en RDC. En janvier 2007, le Poche, soutenu une fois encore par le CGRI, entamera donc cette nouvelle et généreuse campagne théâtrale afin de sensibiliser la population, le monde politique et les médias congolais au douloureux
problème des enfants dits «sorciers». 60 représentations sont d’ores et déjà prévues
en ce début d’année 2007.
Pour plus d’informations:http://oserlavie.skynetblogs.be
Dossier de presse + "La Libre Belgique" du 15 mars 07
"Espace Libertés" 6 juin 2007: Interview de Roland Mahauden
RAPPORT FINAL CANACU

2004-2005: TOUS EN SCENE POUR LA PAIX
Campagne de sensibilisation par le théâtre au problème de la démobilisation et de la réinsertion des enfants soldats en République Démocratique du Congo. 24 troupes théâtrales, une centaine de comédien(ne)s, 150 représentations en RDC.
Début novembre 2004, le Théâtre de Poche donne à Kinshasa 3 représentations de son spectacle "Allah n’est pas obligé" d’Ahmadou Kourouma. Un spectacle dont le triste héros est un enfant soldat égaré dans les guerres tribales du Libéria. Une fiction hélas dépassée par la réalité en R.D.C où une organisation nationale (la Conader) s’emploie, avec l’aide de diverses ONG, à la démobilisation et à la réinsertion des nombreux enfants soldats enrôlés dans les groupes armés.
Dans la foulée de ses représentations et, avec l’appui du CGRI et de la Délégation Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, le Poche lance l’opération "Tous en scène pour la paix" avec une série de partenaires artistiques et sociaux congolais et une première aide financière (33.150 euros) octroyée par le Ministère des Affaires Etrangères de Belgique dans le cadre du programme « Promotion de la paix en R.D.C. » initié par Louis Michel.
Cette vaste campagne théâtrale a pour but d’une part de sensibiliser la population au problème de la réinsertion des enfants soldats démobilisés, et d’autre part de prévenir les jeunes Congolais et leurs parents face à l’enrôlement forcé ou non d’enfants dans les groupes armés, un enrôlement qui malgré l’interdit officiel continue de se pratiquer régulièrement et particulièrement dans l’Est de la RDC.
Les spectacles sont joués en lingala, swahili, kikongo ou français en fonction des lieux où ils sont présentés. Chaque représentation est suivie d’une animation menée par l’ASADHO (Association Africaine de défense des droits de l’Homme).
Soit 152 représentations, une vingtaine de troupes théâtrales, une centaine d’acteurs et des dizaines de milliers de spectateurs. Des chiffres qui illustrent l’ampleur de la campagne.
Cette vaste campagne théâtrale de sensibilisation, initiée par le Théâtre de Poche, a reçu l’aide du Ministère des Affaires Etrangères de Belgique (programme de promotion de la paix en RDC), de la Ville de Bruxelles, de la Communauté française, de la Délégation Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, du CGRI, de la Croix Rouge de Belgique, du PNUD et de la Monuc.
Kinshasa & Bas Congo du 03 novembre au 12 décembre 2004 – 63 représentations.
7 troupes : Le Théâtre des Inattendus, La Compagnie du Théâtre National Congolais, La Canacu, La Compagnie Théâtre des Intrigants, le Cefadra-Théâtre, l’Atelier-Théâtr’actions et le Théâtre de Poche
Province Orientale (Kisangani, Ituri et Haut-Uélé ) du 9 au 16 mars 2005 – 43 représentations.
9 troupes : La Voix de l’Ituri, la Pléiade d’Isiro, l’Anova, Le théâtre de Amazoulous, l’Elikya, le Chic Muyebe, le Choc Muyebe, le Kis-Théâtre, La Compagnie de Théâtre Francophone d’Afrique (CTFA)
Sud Kivu (Bukavu, Kabare, Kavumu, Bideka/Walungu, Nyangezi) du 13 au 27 juin 2005 – 30 représentations.
5 troupes : La troupe Ziwa Kivu, la troupe Kafinyo, Le Vangu Théâtre, La Cité des Jeunes
Province d’Equateur (Mbandaka) du juin 2005 – 15 représentations.
3 troupes : Les Douze Apôtres, Cocorico, Lilako
Article du Telemoustique: "l'après-guerre des enfants soldats" d'Anne-Cécile Huwart



