photoLEONIE ORTON BARNETT

Léonie prend régulièrement part à des événements organisés autour de l'oeuvre de son frère Joe Orton, Avec sa soeur Marilyn, elle administre son patrimoine. Elle a récemment conseillé et guidé l'exposition-rétrospective "Ortonesque» qui a eu lieu au printemps 2007 au New Walk Museum de Leicester.

 

Mon frère Joe par Leonie Orton

Les deux personnes qui ont le plus influencé Joe étaient sa mère et son amant Kenneth Halliwell. Sans elles, l'écriture de Joe aurait été différente. Les pièces et nouvelles de Joe évoluent en même temps que sa propre évolution dans la société. Dans une interview il a dit : "Mes écrits reflètent la vie que j'ai vécue. Si j'avais eu une vie différente, mes écrits auraient été différents".

Chez les Orton, l'éducation des filles n'était pas encouragée. Lorsque je faisais une bêtise j'étais soit battue soit traitée de personne stupide. Je comprends mieux maintenant la citation de Samuel Beckett :"Fail. Fail Again; Fail Better next time." Mais Joe a réussi à échapper à cette société et a fini par interpeller avec ferveur les valeurs morales grâce à la satire en explosant mythe après mythe.

Il haïssait la classe moyenne pompeuse, à l'attitude "Plus catholique que le pape".
Joe publie ses premières œuvres, comme « Fred and Madge », sous forme de satire, il y attaque la classe moyenne provinciale, et son obsession du travail comme vertu.
Plus tard, il concentre son travail sur des problématiques plus universelles, comme dans « Loot» où il prend pour cible les institutions comme la corruption policière et l'hypocrisie dans l'Eglise.

Je dois souligner que ma perception de Joe change constamment. C'est bien, parce qu’en effet il n'y a pas un seul Joe Orton.